Une semaine au Hombu Dojo (8/8)

Publié le par Gérald

Après une pause touristique à Kamakura, je retourne au dojo pour ma dernière matinée de ce séjour.

Waka sensei, Mitsuteru Ueshiba, fils et successeur du Doshu, est l'un des plus jeunes instructeurs que j'ai croisés au Hombu Dojo. Son style s'apparente largement à celui de son père, tant dans les démonstrations que dans la pédagogie ou la bonne humeur. Les techniques sont évidemment moins parfaites (peut-être en partie car les uke s'autorisent plus de résistance avec lui), mais elles ont ce supplément de dynamisme qu'autorise la jeunesse. J'avais lu ici ou là que son cours était passablement déserté mais ce n'était pas le cas ce matin, même s'il n'a pas encore atteint la popularité de Moriteru Ueshiba, son avenir semble très prometteur.

Démonstration de Mitsuteru Ueshiba en 2010

Ensuite j'étais curieux de savoir si le cour de Masatoshi Yasuno au Hombu Dojo serait différent des stages qu'il anime régulièrement en France. À ma grande surprise, ce ne fut pas le cas : longues démonstrations en jyu waza accompagnées de nombreuses explications. Je vois bien l'efficacité qui émane de son aikido, surtout lorsqu'on voit ce personnage fluet projeter de grands gaillards qu'il invite préférentiellement au milieu, mais je dois avouer que j'ai beaucoup de mal à comprendre son enseignement, à reproduire ses formes si personnelles. Malheureusement, les trois partenaires avec qui j'ai travaillé pendant son cours avaient l'air aussi désemparés que moi et ne m'ont donc pas donné d'indice pour mieux le comprendre. Quoi qu'il en soit, Yasuno en France ou au Japon, c'est bien le même !

En conclusion de ce séjour.

Je n'ai qu'une envie : revenir. Si Tokyo et sa région méritent bien sûr le voyage à elles seules, pratiquer l'aikido dans le pays qui l'a vu naître avec les descendants de son fondateur est une expérience unique. Quand on sait qu'on y trouvera des enseignants et partenaires de très haut niveaux et que les cours se dérouleront dans la bonne humeur, il n'y a plus qu'une chose à faire : sa valise !

Une note au sujet de l'aikido en France dont je pense qu'il nous prépare suffisamment bien pour comprendre et apprécier les enseignements dispensés au Japon. Car à l'exception de quelques différences de protocole, à aucun moment (sauf peut-être avec Yasuno sensei, mais c'était déjà le cas lors de ses stages en France) je ne me suis senti perdu sur les tatamis nippons - ou alors je n'ai rien remarqué ;).

Publié dans Aikido, Tokyo